Partager l'article ! A méditer (12) - Démonstration d'une force de paix: «J’ai rêvé que nous puissions remplacer ce défilé (militaire) par u ...
«J’ai rêvé que nous puissions remplacer ce défilé (militaire) par un défilé citoyen où nous verrions les enfants des écoles, où nous verrions les étudiants, où nous verrions aussi les seniors défiler dans le bonheur d’être ensemble, de fêter les valeurs qui nous réunissent»
Eva Joly, candidate Europe Ecologie-Les Verts pour l'élection présidentielle de mai 2012.
Le président Charles De Gaulle avait voulu en son temps faire de la France « une force de dissuasion, forte et indépendante » la dotant de l'arme nucléaire et d'un arsenal terrestre inédit dans notre pays. Trente ans plus tard, un disciple de Georges Pompidou arrivant au pouvoir, Jacques Chirac, emboite le pas de son illustre prédécesseur et professionnalise l'armée française. Homme de paix sans équivalent en France, il supprimera le service militaire obligatoire (avec des dérives, des conséquences inattendues parfois) et fera de l'armée française la première force de paix au monde. En effet, peu le savent, mais l'armée professionnalisée à la française est habilitée par l'ONU à former ses homologues américains, anglais, allemands, italiens etc. au maniement diplomatique et technique de méthodes de négociations et d'échanges pour la paix !
Le défilé militaire du 14 juillet a ses avantages et ses inconvénients, mais il a avant tout un rôle citoyen, c’est un exemple d’engagement pour la patri, une méthode de dissuasion, une démonstration de force pour la paix, celui-ci a aussi et surtout à mes yeux une valeur symbolique. Oui ! Des jeunes de mon âges sont tombés en Afghanistan, en Côte d'Ivoire, en Bosnie, d'autres tomberont inévitablement, le moins possible ! J'ai un immense respect pour ces milliers d'engagés volontaires. Il y aura toujours des antimilitaristes en France, des réfractaires à l’usage des armes, des écolos bornés aux œillères toujours plus grandes... mais malheureusement, il y aura encore des conflits. Comme le dit Jacques Chirac dans le second tome de ses mémoires, lors du massacre de 40.000 musulmans à Srebrenica et alors que les dirigeant anglais, américains ou allemands s’interrogent sur l’utilité d'une réaction rapide des forces de l'OTAN :
"la France a pour tous et envers tous ce rôle indispensable de rappeler les grands de ce monde à leur responsabilité [...], si une telle opération s'avérait impossible, la France n'accepterait pas de couvrir ce déshonneur et serait contrainte de retirer son contingent."